À propos
Pourquoi 1 2 3 amadablam ?
L’Ama Dablam est un sommet népalais de l’Himalaya qui, littéralement, signifie « le collier de la mère ». Il représente l’un des graals de l’alpinisme technique. Les deux grandes crêtes latérales de la montagne sont perçues comme les bras d’une mère qui s’ouvrent pour protéger le peuple sherpa et le gigantesque sérac suspendu entre les deux crêtes représente – le « dablam » – le pendentif sacré porté par les femmes sherpas. Cette montagne est considérée comme un temple naturel, elle incarne une présence féminine bienveillante et symbolise le point de jonction entre le monde des humains et le monde spirituel.
La première fois que j’ai entendu ce nom, je me suis empressée de le noter pour ne pas l’oublier. Il m’a parlé d’emblée, avant même que j’en apprenne la signification. L’image de cette montagne porte en elle tant la douceur, l’accueil et l’ouverture, que la puissance, l’aplomb et la structure. L’Ama Dablam parle aussi de la reliance entre le ciel et la terre ainsi que du mariage entre le principe féminin et le principe masculin. C’est pourquoi j’ai choisi cette montagne, pour tout ce qu’elle représente, telle une allégorie pour mes œuvres. Mais alors pourquoi « un, deux, trois » ? Parce que je tenais à y ajouter une pointe de jeu, d’humour et de magie, le terme amadablam me faisant par ailleurs penser à la célèbre formule abracadabra.
Voilà, la petite histoire de ce nom. Un nom qui, finalement, est devenu une partie constitutive de mon travail. La signature « 1 2 3 amadablam », bien qu’au dos de l’œuvre, est empreinte de toute ma présence telle une bénédiction pour la personne qui la choisira et marque une passation.
Mes créations et vous
Les créations que je propose émergent de la vacuité et proposent une expérience vibratoire et informationnelle qui inspire l’alchimie intérieure. Chaque œuvre renvoie l’observateur à lui-même et l’invite à un voyage qui convie autant les sommets que les abîmes de son être. Si votre élan est au rendez-vous, je vous invite à aller à leur rencontre, à vous laisser (é)mouvoir et à connecter leur potentiel de transformation.
Au-delà des yeux, rencontrez ces œuvres depuis votre cœur et depuis votre corps. Ne vous pressez pas. Donnez-vous le temps, car il permet de plonger et de s’expandre dans d’autres dimensions. Tout peut évoluer, et d’une contemplation à une autre, d’autres ressentis, d’autres évocations ou d’autres mondes peuvent vous apparaître. Certaines œuvres ne vous parlent pas et ne vous parleront jamais, d’autres le feront peut-être à un moment donné, certaines seront là pour vous soutenir à des moments précis de votre vie et d’autres ne vous quitteront plus.
Je fais le vœu que mes créations puissent vous nourrir et vous accompagner dans votre cheminement intérieur autant qu’elles l’ont fait avec moi. Je vous souhaite le meilleur !
Mes créations et moi
Le point de départ
À un moment donné, mon corps s’est « imposé à moi », comme une voiture qui prendrait soudainement les commandes. Jusque-là, je vivais ma vie et mon corps suivait. Je croyais qu’il était puissant, mais en réalité il avait juste appris à se taire et à se suradapter. Là, il m’imposait de m’arrêter et il me présentait l’addition de tout ce qu’il avait accumulé durant les années et de tout ce qu’il continuait à porter de ma vie, des autres, du monde. Il me confrontait à une intensité par moments insupportable, ainsi qu’à mon impuissance la plus totale. Aucune possibilité de fuir ou d’éviter, je devais apprendre à « rester avec » ce que mon corps m’exigeait d’accueillir. C’était comme être enfermée à clé dans une pièce, dans laquelle tout est trop intense, la lumière, l’obscurité, la pression, le vide, les bruits, le silence, le manque d’espace, la vastitude, les odeurs, la chaleur, le froid. Petit à petit, mon corps a commencé à devenir un lieu moins douloureux dans lequel habiter, et mon silence intérieur a commencé à devenir moins assourdissant. Je me rencontrais autrement, de plus en plus profondément. Mon écoute intérieure et mes capacités d’observation s’affinaient. Mes perceptions devenaient de plus en plus subtiles et intuitives. Mon silence devenait plein.
Au début de toute cette aventure, il n’y avait ni feuille, ni papier. Puis feuille et papier sont apparus, témoins, acteurs et protagonistes de mes mouvements intérieurs. Mes dessins s’inscrivent donc dans une perception de plus en plus ample de moi, des autres, du monde et ils incarnent une écoute attentive de la vie qui veut s’exprimer à travers moi, au-delà de mes conditionnements, de mes peurs, de mon besoin de contrôle, de ce que je pense vouloir, savoir ou devoir être.
Mes premiers dessins se sont prêtés comme un joli terrain de jeu dans lequel j’explorais le lâcher prise ainsi que la nature du mouvement de la vie qui m’anime. J’apprenais à déconditionner mon geste et à différencier ce qu’une part de moi pouvait vouloir dessiner, de ce qui voulait se dessiner. Cela m’arrivait de passer beaucoup de temps dans l’attente d’un élan de mouvement qui ne soit pas dicté par ma volonté. Et, parfois, pour faciliter l’écoute du geste qui veut se dire au-delà de moi, je dessinais les yeux fermés. J’entrainais aussi ma capacité à rester présente à mon mouvement, malgré la répétitivité du motif que je pouvais être en train de réaliser. J’étais dans le creuset d’un processus alchimique, je dessinais, ça dessinait. Mon corps était un espace dans lequel il faisait de plus en plus bon vivre. Ma vie devenait plus consciente.
Mon processus créatif : de l’intérieur
Mes créations se dessinent à travers moi, sans esquisses préliminaires. Je ne sais jamais à l’avance quelle forme prendra le mouvement intérieur auquel je suis invitée. Je me laisse surprendre et je m’observe en train de dessiner. Mon geste reste fidèle à l’élan qui part de l’espace paisible, lucide et spacieux de mon être.
Tout comme la vie, mes créations me demandent d’apprendre à rester ouverte, d’avoir confiance et, des fois plus que d’autres, d’accepter l’inconfort de l’inconnu, du risque et de la perte. C’est, par exemple, un défi quand mon geste demande d’aller à l’encontre de mes a priori esthétiques. Tout comme cela n’est jamais facile de consentir à recouvrir ou découper une partie que j’ai pris un temps long et minutieux à dessiner. Mais il est justement aussi là l’enjeu : accepter de suivre le mouvement de la vie qui veut se vivre à travers moi au-delà de mes conditionnements et de laisser la place à l’émergence d’une forme à laquelle je n’aurais pas pensé.
Mon geste est toujours assuré, millimétré et conscient. Et toutes les variables du mouvement sont calibrées, la pression du geste, la vitesse d’exécution (le rythme peut être très lent ou très rapide, tout comme il peut être entrecoupé ou continu), la fluidité du mouvement (qui peut être tout autant crispé que détendu) et même ce qui paraît imprécis est en réalité déterminé. Mais ma main n’est pas la seule protagoniste. En effet, tout mon corps participe au processus : la respiration, des mots prononcés, des sons émis, des mouvements précis s’articulent. Il s’agit d’une expérience très sensorielle.
En parallèle, au travers de ma perception intérieure désormais bien aiguisée, j’assiste à toute la réorganisation qui s’opère en moi. C’est un peu comme si le tracé sur ma feuille avait une « correspondance » dans mon corps. Le stylo rencontre mes résistances, mes blocages, mon panorama intérieur tout entier, et le redessine. Le dessin final est donc l’aboutissement d’un processus unique déterminé par une configuration intérieure bien spécifique, chaque œuvre incarnant une sorte de complétude qui s’accomplit alors.
Mon processus créatif : de l’extérieur
Dans mes dessins s’entremêlent des points, des lignes, des courbes qui s’organisent pour former des motifs géométriques, des figures organiques ou des sortes d’écriture. La plupart de mes créations est réalisée au stylo noir, mais cela m’arrive d’ajouter des touches de doré. Je n’utilise jamais de règle ou d’autres outils bureautiques, sauf maintenant les ciseaux qui ont décidé de faire leur entrée sur scène dernièrement. Mais pour les prochains dessins qui sait, tout reste possible. Comme vous l’aurez bien compris, chaque œuvre est une nouvelle aventure !
Une autre manière pour moi de contribuer
J’ai une formation de psychologue-psychothérapeute et je travaille dans ce domaine depuis vingt ans. Cela a été tout un processus de considérer mes créations comme une autre manière de soutenir et d’accompagner l’autre. Autrefois, j’aurais été effectivement très perplexe devant la perspective que je partage aujourd’hui et, encore plus, devant l’idée de pouvoir apporter une quelconque aide à travers un dessin. Tout comme il n’y a jamais de contre-argument assez puissant lorsque nous voulons à tout prix croire à quelque chose, aucune preuve n’est jamais assez valide pour admettre une réalité difficile à concevoir. Toutefois, mes expériences de vie ont passablement fait sauter les carcans mentaux qui structuraient ma réalité. Elles m’ont montré à quel point nos croyances déterminent et limitent notre expérience de la réalité et ont su ouvrir au fil du temps mon univers des possibles.
Un point d’honneur à…
La qualité, l’alignement et au cœur.
Je vous propose mes créations, parfois dans leur version originale, parfois sous la forme de reproductions Fine Art et, dans le cas du cercle mensuel, sous la forme d’impressions classiques. Ce qui reste invariable c’est la qualité, le soin, l’éthique et l’amour mis dans toutes mes propositions. Ces quatre aspects caractérisent toutes les étapes du processus, de la création à l’envoi de mes œuvres, de la sélection des matériaux utilisés, au choix des personnes et des entreprises avec lesquelles je collabore. Ici, comme dans la vie, j’essaye de m’aligner à ce que je souhaite voir grandir dans le monde.